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L'airsoft: entre les critiques et le jeu ...

Dimanche, l’association Airsoft 71 proposait un rassemblement pour les amateurs de jeux de rôle autour de scénarios recréant des combats avec des répliques d’armes. Un jeu qui crée la polémique.

Dès que les mots arme ou guerre sont posés, la polémique enfle. Les détracteurs de l’airsoft sont nombreux. Certains y voient un terrain d’entraînement pour les petites frappes aimant utiliser les armes ou, pire, beaucoup les assimilent à des fascistes ou à des intégristes. Au sein de l’association Airsoft 71, créée dernièrement, le président, Olivier Baron, réfute « un tel raccourci » et défend cette activité « de plein air et contrôlée, qui est un moyen comme un autre de se défouler. Nous sommes une association comme une autre, excepté qu’au lieu de courir après un ballon, on se retrouve en pleine nature pour jouer. »

Le fait que ce jeu se pratique en treillis de l’armée, avec rangers et des répliques d’armes ne fait qu’engendrer crainte et critiques. « Pourtant, nous ne sommes pas nostalgiques de l’armée. Il y a des règles, on ne fait pas n’importe quoi », précise M. Perrot, membre d’Airsoft 71.

 

Partie non-virtuelle des jeux vidéos

Certains sont mêmes antimilitaristes, à l’image de Philipe, 41 ans du Bassin minier. « L’airsoft est un jeu de rôle ou drôle, et non un jeu guerrier. Bien sûr, on se tire dessus mais avec des répliques. L’objectif n’est pas d’abattre les adversaires mais de les éliminer du jeu. » La différence se situe dans la tête. « Ce n’est pas réel. Je suis antimilitariste et j’aime l’airsoft non pas pour compenser une frustration mais pour rigoler : c’est la partie non-virtuelle des jeux vidéos. » C’est un jeu où toutes les générations sont confondues, cela va de 18 (interdit au mineur) jusqu’à 61 ans. « Toutes les catégories socioprofessionnelles sont représentées, comme dans tout sport. Ça n’en a pas l’air, pourtant c’est très physique. Ici chacun trouve sa place : pas besoin d’être super-baraqué. Certains d’entre nous en surpoids n’oseraient pas mettre les pieds dans une salle de sport, et viennent se défouler en faisant de l’airsoft. Personne ne juge l’autre. C’est assez fair-play et ouvert car c’est encore fermé. Si cela se démocratise, ce sera plus délicat… »

Prendre du plaisir

Mickaël, Montcellien de 26 ans, a toujours été attiré par l’armée et est passionné d’armes à feu mais au travers de l’airsoft il vient surtout « pour s’amuser, prendre du plaisir, se retrouver entre amis sans esprit guerrier. Je n’aime pas la guerre. Depuis que je sors avec l’airsoft, j’ai arrêté les jeux vidéos. »

Guilhen, 21 ans de Jambles apprécie l’airsoft pour son côté ludique : « C’est mieux de s’aérer, d’aller à la campagne que de rester derrière son PC et jouer aux jeux vidéo. L’airsoft est surtout basé sur le fair-play, sinon on casse la partie mais aussi la bonne humeur et l’envie d’être dans la nature, ce n’est pas un jeu de guerre : c’est très réducteur, c’est plus un jeu d’extérieur. » Adrien, 21 ans de Montceau, partage totalement ce point de vue « C’est une passion comme une autre, le fait que nous mettions des habits de l’armée ne veut pas dire que nous aimions la guerre, il s’agit plus de se camoufler dans le bois. »

Pour la majorité des joueurs interrogés d’une occupation du dimanche, « nous sommes dans la nature et partageons un moment de détente entre copains ». La première des règles est de bien rigoler.

Source: lejsl.com

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Commentaires (1)

Pistolet a bille
  • 1. Pistolet a bille (site web) | 03/10/2012
Le problème ne vient pas des airsofteurs, mais des amateurs qui utilisent les armes n'importe comment.

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