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Reportage sur l'airsoft par la voix du Nord

Dimanche, des joueurs d’airsoft s’étaient donné rendez-vous sur un terrain de Fournes-en-Weppes. Pendant une après-midi, on a évolué à nos risques et périls sous le feu des mitraillettes, pour vous permettre de découvrir ce loisir encore confidentiel...

La progression est lente, méthodique. L’oreille alerte, les yeux écarquillés : tout autour, des mouvements furtifs agitent les hautes herbes. Au-dessus de nos têtes, les balles fusent. Les victimes, nombreuses, disparaissent peu à peu du terrain de jeu. Les mains au-dessus de la tête, l’arme en évidence, les adversaires se rendent un à un. Le but est proche...

Tout à coup, tout bascule. « C’est bon, c’est fini les gars ! » Pris à revers, comme des débutants. Un militaire en treillis, foulard bleu noué autour du bras, pointe son arme sur les derniers rescapés de l’équipe rouge, mettant ainsi un terme à la partie.

Un milieu underground, et pas mal de préjugés

De retour au camp de base, les « rivalités » disparaissent. Très vite, autour du barbecue qui anime la pause déjeuner, les conversations sont ponctuées de rires bruyants. Matthieu Arold, gérant d’un magasin spécialisé dans l’airsoft, pose les bases de son passe-temps : «Ce jeu est un lointain cousin du paintball. On évolue avec des répliques d’armes à feu qui tirent de petites billes en plastique, avec une portée de 40 à 45 mètres. Si la discipline est réservée aux seules personnes majeures, il n’y pas beaucoup de risques : seul le port de lunettes est obligatoire. En général, on termine la partie avec davantage de griffures de ronces que de marques de balles sur le corps ! » C’est d’ailleurs la principale particularité du jeu : faute de traces visibles, l’arbitrage se fait par les joueurs eux-mêmes, avec un fair-play de rigueur.

Il le concède, la petite communauté est un « milieu underground qui souffre de pas mal de préjugés », les gars en arme étant parfois associés –à tort– aux paramilitaires. Mais Matthieu, qui écume les terrains de la région, n’est pas un passionné d’armes à feu. Lui vient plutôt des jeux vidéos : « Ce qui me motive, c’est le jeu de rôles, le besoin de sortir et l’envie de passer un bon dimanche entre amis. Je préfère mille fois être ici que planté derrière mon ordinateur ! »

Dans la peupleraie de Fournes-en-Weppes, des tranchées ont été creusées et des tours de guet installées. Les participants, pour pouvoir profiter au plus vite de cette aire de jeu, n’ont d’ailleurs pas hésité à mettre la main à la pâte pour aménager le site.

« Mettre sur pied une histoire »

La suite appartient aux organisateurs, Louis Genelle en tête. Du haut de ses 19 ans, l’étudiant en génie mécanique est le gérant du site de 3,1 hectares, qu’il loue sur réservation. Avec son père, dix ans de métier dans l’armée, il imagine les scénarios des missions à accomplir par les deux équipes. Prises de drapeau, protection rapprochée d’un membre de l’équipe : tout y passe. « On s’inspire de ce qui nous a plu sur d’autres terrains d’airsoft, mais aussi de jeux vidéos à succès, comme Call of Duty. Chaque mission a un rapport avec la précédente, afin de mettre sur pied une histoire. » Une formule plébiscitée par des joueurs qui, à l’image de Matthieu Arold, considèrent ce terrain comme « du pain béni ».

Source: La Voix du Nord

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